Méthode de travail · Titre non protégé par la loi
Psychanalyste à Nantes
La psychanalyse est mon outil de travail quotidien. C’est un dispositif de psychothérapie par la parole, qui s’attache moins à faire taire un symptôme qu’à comprendre ce qu’il dit. Je reçois sur rendez-vous un public d’adultes et de jeunes adultes (à partir de 18 ans) au sein de mon cabinet à Nantes.
La psychanalyse, qu’est-ce que c’est ?
C’est à la fois une méthode thérapeutique et une théorie de la psychologie, fondée par Sigmund Freud à la fin du XIXe siècle. Comme dispositif, elle vise une investigation de la psyché : son fonctionnement actuel, mais aussi l’histoire de vie à travers laquelle elle s’est construite.
Elle s’attache à débrouiller ce qui fait la singularité de chacun. Il n’y a donc pas de protocole applicable à tous : ce qui se travaille avec vous ne se travaillerait pas de la même manière avec quelqu’un d’autre. Les séances se tiennent au cabinet, en présentiel.
Transformer la plainte en question
Le symptôme n’est pas seulement une gêne à supprimer : il est lourd d’un sens qui, pour l’heure, reste énigmatique.
La psychanalyse invite à transformer la plainte en une question que le symptôme vient vous poser. Ce sens est inconscient, et il se déchiffre par un exercice de la parole — ce que le vocabulaire analytique nomme les associations libres : dire ce qui vient, sans trier.
C’est au terme de ce travail — plus large que la plainte initiale, mais l’impliquant — que le symptôme cesse d’être envahissant, s’aménage autrement, ou disparaît.
Il faut le dire avec honnêteté : il est fréquent qu’un symptôme persiste sous une forme résiduelle. Une phobie traversée avec succès laisse ainsi souvent place à une vague aversion pour l’ancien objet, ou à une légère anxiété en sa présence. Dans d’autres cas, une ancienne dépression peut se trouver sublimée dans une activité sociale ou artistique, comme l’écriture.
Ce que l’on écoute en séance
La démarche accorde une place particulière aux processus psychiques inconscients. En pratique, cela se traduit par une attention fine portée aux différentes « formations de l’inconscient » :
Les rêves
« La voie royale d'accès à l'inconscient », selon la formule de Freud.
Les lapsus
Ce mot qui arrive à la place d'un autre, et qui dit souvent quelque chose.
Les actes manqués
Manqués pour la conscience, mais réussis pour l'inconscient.
Les mots d'esprit
Ce trait qui fait rire parce qu'il dit, en passant, plus qu'on ne voulait dire. Freud leur a consacré un ouvrage en 1905.
Les symptômes
Ce qui vous encombre et vous amène à consulter, pris comme un texte à lire.
Les répétitions
Ces situations sentimentales ou professionnelles qui reparaissent à intervalles réguliers, sans qu'on comprenne pourquoi.
Plus largement : dès lors que l’on s’interroge un peu sérieusement sur le sens de ses conduites ou de ses dires, on réalise aisément que le sens de nos actions ne nous est pas aussi évident, ni aussi accessible, que l’on voudrait bien se le faire croire de prime abord.
On se confronte alors à sa propre opacité — à l’énigme que l’on représente pour soi-même. Et c’est bien par cette confrontation à soi-même que l’on vient marquer le X qui indique l’emplacement de l’inconscient : là, à cet endroit, il y a de l’inconscient.
Une thérapie dite « de fond »
Il existe de nombreuses formes de psychothérapies. Pour le dire en estompant certaines nuances, mais dans un souci de clarté : la psychanalyse correspond à la forme la plus classique des thérapies dites « de fond », par distinction d’avec les thérapies dites « brèves », dont les plus connues sont les thérapies cognitivo-comportementales.
Ce sont des outils différents qu’il ne s’agit pas de hiérarchiser. La question utile n’est pas de savoir quelle approche est la meilleure, mais plutôt de clarifier ce que vous recherchez : apaiser un symptôme précis dans un temps court, ou en comprendre le sens et la place dans votre économie psychique. Nous aborderons cette question ensemble lors de notre premier rendez-vous gratuit, et je vous orienterai si votre attente ne correspond pas à ma pratique.
La durée n’est pas fixée d’avance et le rythme se décide ensemble — le plus souvent une séance par semaine. Voir comment se déroulent les consultations, ou ce que recouvre le titre de psychothérapeute.
Ma formation analytique
Contrairement à ceux de psychologue et de psychothérapeute, le titre de psychanalyste n’est pas protégé par la loi : n’importe qui peut s’en réclamer. Ce qui l’atteste, en pratique, c’est une formation, une analyse personnelle et un rattachement à une école. Voici les miens.
- Association lacanienne internationale (ALI)
- École psychanalytique de Bretagne (EPB)
Le double titre de « psychologue clinicien-psychanalyste » sous lequel je me présente met l'accent sur ma double formation. Ces deux parcours, menés en parallèle, se complètent pour enrichir ma pratique.
Commencer, si vous le souhaitez
La première rencontre est gratuite. Elle sert à éclaircir ensemble votre situation et à définir la manière dont nous travaillerons, sans aucun engagement pour la suite. Si nous choisissons de poursuivre, le tarif des séances suivantes se situe entre 40 € et 60 €, le montant exact étant adapté aux moyens financiers de chacun.